Les réseaux de professionnels de santé libéraux : entre une médecine solitaire et les maisons de santé

29 04 2010

Un article du Monde fort intéressant en date du 19 janvier 2010 rapporté les atouts incontestables des maisons de santé en termes d’attractivité dans les zones rurales et les banlieues afin de relever le défi permanent de l’accès aux soins. Leur grande force : pouvoir attirer les jeunes praticiens qui ne souhaitent plus exercer isolément.

Tous les porteurs de projet ayant réussi à mettre sur pied une maison de santé témoignent de l’énergie considérable à déployer pour y parvenir. Les freins au changement sont multiples (également en dehors de la sphère médicale et paramédicale puisque les collectivités sont directement concernées par ces projets structurants leur territoire) et le chemin parsemé d’embûches.

Nombre de projets de maison de santé peinent alors à voir le jour alors que les besoins de santé sont reconnus par tous les acteurs concernés.

Il existe peut être une voie intermédiaire entre l’exercice libéral traditionnel et la maison de santé, première étape d’un processus de travail collectif conduisant, éventuellement, à construire par la suite une véritable maison de santé.

Certains acteurs de santé sur un territoire ne sont pas forcément prêts à une telle proximité des pratiques, pour un ensemble de raisons totalement valables. Travailler de concert ne signifie pas automatiquement, travailler sous le même toit, tout de suite.

La communication, la concertation et la coordination entre praticiens peut se concevoir, dans un premier temps, en conservant la localisation géographique de chacun, en utilisant simplement les technologies diffusées largement aujourd’hui, au service d’un projet de soins commun. La mutualisation des agendas, la gestion de l’archivage et bien sûr le partage des dossiers patients sous un mode sécurisé sont compatibles avec un exercice en dehors d’un lieu unique.

Avant de regrouper un ensemble de professionnels de santé dans un même lieu, il est nécessaire que chacun apprenne à connaître l’autre, ses pratiques, ses référentiels, ses valeurs. Ce temps de connaissance mutuelle est long et ne peut pas être contraint par des calendriers de mise en œuvre.

Les maisons de santé sont une réelle avancée pour relever le défi de l’accès aux soins ; mais pour certains territoires, une étape intermédiaire (à l’échelle de 2 à 3 ans) peut être envisagée permettant à chaque professionnel de santé de travailler au sein d’un collectif en devenir.





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Santé – social – territoire : quelle approche de la loi HPST pour les communes ?

21 04 2009

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